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Elections au Conseil de l’Ordre de la Section G

Publié le : 24 mai 2022

Chères consœurs, chers confrères,

Il nous a paru important d’attirer quelques instants votre attention sur les enjeux des élections au Conseil de l’Ordre de la Section G qui se déroulent en ce moment. Si vous ne l’avez pas encore fait nous vous invitons vivement à participer au scrutin et nous voudrions vous dire pourquoi, en quelques mots, votre vote sera déterminant pour l’avenir de la profession.

            🟦 L’Ordre n’est pas qu’une institution disciplinaire, il possède un rôle représentatif sans égal de la profession par comparaison avec toutes les autres structures qui fédèrent les biologistes médicaux (syndicats, sociétés savantes, associations …). Tous les biologistes exerçants, par opposition à ce qui se passe avec les autres structures, sont contraints d’y adhérer sous peine précisément de ne pas pouvoir exercer et ce, quel que soit leur mode d’exercice. C’est une chance pour les biologistes et une force pour l’institution. Dégagé des aspects économiques prosaïques dans la promotion et la défense de l’exercice, l’Ordre est naturellement et légitimement l’interlocuteur privilégié des autorités de tutelle puisque par nature il est très fortement représentatif.

 

            🟦 Le scrutin qui se déroule en ce moment à une importance quasi-existentielle pour le métier de biologiste-praticien que ce soit pour l’exercice hospitalier ou pour l’exercice libéral. En jeu et au premier plan, le caractère soignant de la profession et l’indépendance du praticien. Si la crise sanitaire récente a pu faire découvrir à la population les services de soins que leur procurent au quotidien les biologistes médicaux, il n’en reste pas moins vrai que la démonopolisation de certains de leurs actes techniques – réalisés alors par d’autres professionnels de santé – pourrait conduire, si on n’y prend pas garde, à dévaloriser leur profession voire à l’exclure du champ des spécialités médicales. Chacun sent bien que la sortie de cette crise pourrait se faire par le haut et consacrer une fois pour toutes le biologiste comme un véritable praticien spécialiste consultant, mais on ne peut cependant pas exclure une sortie par le bas qui limiterait le rôle du biologiste à celui d’un simple prestataire d’un service technique, réalisateur ou encadrant responsable mais privé d’autonomie et d’indépendance. Ainsi, le statut du biologiste médical praticien n’apparaît toujours pas aussi solide que celui du chirurgien ou du radiologue par exemple et pourtant personne ne peut imaginer que l’art médical puisse se passer du champ de ses connaissances spécifiques.

 

            🟦 Le nombre important de candidatures soumises à votre vote traduit sans aucun doute et a minima les inquiétudes des biologistes face à leur avenir. On peut penser que nombre d’entre eux ont avec raison considéré que l’Ordre était bien la meilleure structure pouvant porter une vision valorisante du métier auprès des tutelles. Cependant, il faut souligner qu’il est impossible de prétendre être conseiller ordinal et donc par conséquence de voter pour ceux ou celles qui souhaiteraient le devenir, uniquement pour défendre ou promouvoir un mode d’exercice particulier – quand bien même celui-ci serait-il le plus noble. Il s’agit bien au contraire « d’oublier » son mode d’exercice particulier pour promouvoir et défendre (on inverse à dessein les termes) un exercice « unique », celui d’un praticien de santé pleinement indépendant et responsable de ses actes, quelles que soient les structures dans lesquelles il les pratique ou les dispense à ses patients. A présenter sa candidature à l’Ordre pour au mieux témoigner d’un exercice particulier ou le sur-représenter, c’est faire un contresens sur les fonctions des conseillers et sur le rôle de l’institution ordinale.

 

 

Ces points critiques étant rappelés nous vous encourageons donc à rechercher précisément dans les candidatures qui vous sont soumises, celles qui proposent donc autre chose qu’un témoignage de leur mode d’exercice particulier. On peut craindre en effet que ces candidatures ne traduisent, au mieux, plus une inquiétude qu’une vision d’avenir prospective, à moins qu’elles ne visent tout simplement qu’à orienter l’assemblée du Conseil pour y favoriser la sur-représentation d’un mode d’exercice particulier, ce qui serait évidemment délétère pour la profession.

Soulignons enfin que compte-tenu de l’offre et du mode de scrutin ce sont bien les quadrinômes qui auront reçu le plus de voix qui seront élus – ce qui signifie en clair que pour favoriser un quadrinôme ou deux, il faut ne voter que pour eux.

Votez pour qui vous voulez !

Votez en connaissance de cause et des conséquences, mais Votez !

 

Jean-François Dézier

Ancien Conseiller ordinal (2012-2019)

Ancien Vice-Président de la Section G du CNOP

 

Olivier Garnier

Président du SBBPL